PATRIMOINE DE L’HUMANITÉ

Le 1er décembre 2015, l’UNESCO a inscrit « Les fêtes du feu du solstice d’été dans les Pyrénées : falles, haros et brandons » sur la Liste Représentative du Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité.

Patrimoine Unesco

LA LISTE REPRÉSENTATIVE DU PATRIMOINE CULTUREL IMMATÉRIEL

La notion de Patrimoine culturel immatériel apparaît dans les textes cadres de l’Unesco pour la préservation du patrimoine. Elle est définie par la Convention pour la Sauvegarde du Patrimoine Culturel Immatériel de 2003 et se définit comme « l’ensemble des créations basées sur la tradition d’une communauté culturelle exprimée par un groupe ou des individus et qui répondent aux attentes d’une communauté dans la mesure où elles reflètent leur identité culturelle et sociale ».

La Liste Représentative inclut les célébrations ou éléments de patrimoine culturel immatériel qui suivent une série de critères comme leur caractère immatériel, le fait que leur inscription contribue à leur prise de conscience et mise en dialogue, qu’elles contiennent des mesures de sauvegarde et que leur candidature ait été le fruit d’un procédé participatif. Vous pouvez consulter le contenu des listes sur ce lien.

LA CANDIDATURE DES FÊTES DU FEU

L’élaboration de la candidature à l’UNESCO, menée par le Gouvernement d’Andorre, a été le fruit d’un long travail coordonné et piloté par les communautés halhairas, par des organisations non gouvernementales (ONG) et présentée par l’Andorre, l’Espagne et la France. Le dossier de présentation comprenait 63 villages. La candidature était accompagnée de divers documents où les gouvernements locaux et les organismes liés aux fêtes ont recueilli ses différentes dénominations et caractéristiques.

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UNE RECONNAISSANCE INTERNATIONALE POUR LES FÊTES LOCALES

La reconnaissance de l’UNESCO implique une reconnaissance internationale pour des fêtes locales de tradition immémoriale. Si l’essence de la fête est locale et appartient à chacune des communautés qui la célèbrent, la candidature a permis une certaine coordination entre les différentes communautés halhairas. Le 3 décembre 2015, la « Déclaration d’Andorre-la-Vieille » a été signée en Andorre entre les communautés halhairas des trois états, avec la volonté d’une gestion coordonnée de la sauvegarde et gestion des fêtes. La reconnaissance des fêtes, c’est aussi la reconnaissance des Pyrénées comme un lieu aux racines culturelles profondes.

Les festivals du feu du solstice d'été dans les Pyrénées

LA DESCRIPTION DE LA FÊTE PAR L’UNESCO

Dans la région pyrénéenne, les fêtes de feu ont lieu tous les ans durant la nuit du solstice d’été. la tombée de la nuit, les habitants descendent avec des torches allumées depuis les sommets des montagnes vers leurs villages et villes, mettant le feu à tout un cortège de feux de joie préparés de façon traditionnelle. Pour les jeunes, la descente aux flambeaux de la montagne est un événement de grande importance, car il symbolise leur passage de l’adolescence à l’âge adulte.

Les fêtes du feu sont considérées comme une opportunité de régénérer les liens sociaux et de renforcer les sentiments d’appartenance, d’identité et de continuité des communautés, d’où leur célébration accompagnée de repas de groupe et de chants et danses folkloriques. Parfois, des fonctions spécifiques sont attribuées à certaines personnes : dans certaines communes, c’est le maire qui allume le premier feu de joie, et dans d’autres, c’est un prêtre qui l’allume ou le bénit. Dans certains endroits, c’est le dernier habitant nouvellement marié du village qui allume le feu et mène la descente de la montagne. Ailleurs, les jeunes célibataires attendent l’arrivée des porteurs de torche dans les villages pour les accueillir avec du vin et des sucreries.

Le lendemain matin, les voisins ramassent les braises et les cendres des feux de joie et les ramènent à la maison et dans les jardins pour les protéger. Ces expressions culturelles sont profondément enracinées dans les communautés et se perpétuent à travers un réseau d’associations et d’institutions locales. Le lieu de transmission le plus important de cet élément du patrimoine culturel immatériel est le foyer familial, où ses membres le gardent ancré dans leur mémoire.

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